Stratégies de coopétition : théories et méthodes

Responsable : S. Yami

StrategiesLes stratégies de coopétition ouvrent la réflexion sur des questions d’ordre théorique et méthodologique qu’il importe de mettre en perspective dans ce sous-programme.

Sur le plan conceptuel, un premier questionnement renvoie au périmètre de l’objet de recherche et son inscription par rapport aux courants théoriques en management stratégique, mais aussi dans des champs connexes.

Plusieurs perspectives théoriques sont ainsi mobilisées par les chercheurs. Il s’agit principalement :

  • des approches classiques de la rivalité concurrentielle fondées sur l’analyse de la structure des marchés et l’apport plus récent du courant des interactions concurrentielles
  • des approches fondées sur les ressources et compétences et le courant des capacités dynamiques
  • des approches de l’apprentissage organisationnel…

Ces perspectives fournissent forcément un éclairage partiel du phénomène et invitent à réfléchir sur un cadre d’analyse (spécifique) pertinent qui aiderait à saisir la complexité des phénomènes à l’étude. Il n’exclut pas pour autant de considérer des champs connexes en sciences de gestion comme le marketing, le contrôle de gestion, la finance ou les systèmes d’information… qui éclaireraient sous un angle plus fonctionnel les comportements coopétitifs des firmes.

La complexité qui préside conduit d’ailleurs à considérer un deuxième questionnement renvoyant au niveau d’analyse pertinent à privilégier :

  • interpersonnel
  • organisationnel
  • inter-organisationnel
  • réseau.

Un autre questionnement envisage la réflexion sur le caractère dynamique des comportements qui s’inscrivent dans la temporalité. Les réflexions en cours tentent de faire émerger des pistes en termes de modèles et de typologies nécessaires pour appréhender les stratégies de coopétition.

Sur le plan des méthodes, étant donnée la portée à dominante exploratoire du phénomène étudié, principalement sur la base de travaux qualitatifs, il importe de mener une réflexion sur les méthodes appropriées (voire spécifiques) pour saisir des dimensions telles que l’ambiguïté, la dualité, le paradoxe…