Coopétition et innovation

InnovationResponsables : M. Robert & F. Robert

  1. L’impact de la coopétition sur l’innovation
  2. L’impact des stratégies de coopération (rivaux vs. non-rivaux) sur ​​l’innovation
  3. Quelle stratégie de coopétition a l’impact le plus important sur ​​l’innovation (relation horizontale vs. verticale) ?

Dans ce programme, l’idée est que ce ne sont plus des entreprises isolées qui introduisent les innovations mais des entreprises inscrites dans de véritables réseaux d’innovation. Dans ces réseaux d’innovation sont présents des acteurs très différents : universités, clients, fournisseurs, concurrents, etc. Si cette idée est aujourd’hui largement répandue, l’impact effectif des réseaux sur l’innovation reste encore à montrer. Il n’y a que peu d’étude qui établissent un lien direct et incontestable entre les relations de coopétition d’une entreprise et sa propension à innover. La problématique générale du programme est donc la suivante : peut-on établir un lien direct entre les concurrents d’une entreprise et sa propension à être innovante ?

Ce premier niveau de questionnement n’a de sens que si on ne considère plus le réseau comme un tout indifférencié mais comme un ensemble de relations établies avec des acteurs différents. Le problème revient à identifier les relations, à l’intérieur du réseau, qui sont les plus favorables à l’innovation. Deux grands types de coopération sont alors possibles : la coopération verticale et la coopération horizontale. Les relations verticales, qui définissent aujourd’hui le modèle d’innovation ouverte, permettent de bénéficier de compétences complémentaires et d’éviter de s’exposer à un transfert de compétences vers un concurrent. En revanche, elles conduisent à se priver de compétences du concurrent alors qu’elles peuvent être très utiles. Les relations horizontales, qui définissent aujourd’hui le modèle de coopétition, donnent accès à des compétences très similaires, susceptibles de provoquer des effets d’échelle, mais exposent à un risque de transfert de compétences vers le concurrent.

Le deuxième niveau de questionnement posé dans cette recherche est donc le suivant : pour développer de l’innovation, une entreprise doit-elle privilégier les relations verticale ou les relations  horizontale ?

Les différents projets du programme ont été amenés à traiter des questions complémentaires encore plus précises. Est-ce que des facteurs comme le secteur dans lequel se trouve l’entreprise, ou sa taille influencent la pertinence de ce choix ? Une PME doit-elle privilégier les relations verticales plutôt qu’une coopération avec ses concurrents ? Une grande entreprise doit-elle favoriser les relations de coopération avec ses concurrents ? Quel est son meilleur partenaire ?